Tout est si incertain

Tu commences à te souvenir de choses qui ne sont jamais arrivées.
De plus en plus précises.
Le contraire de l’oubli sans être de la mémoire.
Tu ne sais pas d’où cela vient mais ça coule.
Tu aimes écouter les conversations mais les comprends mal.
Tu rêves des mots que tu entends, reconstitues des conversations de mémoire, essayes de voir clair.
On préfère le malentendu plutôt que rien.
L’erreur nous plaît nous rassure. On préfère l’erreur à l’angoisse et au vide de type tout est mouillé.
On préfère l’erreur au trou noir.

(Lancashire Benita Suchodrev)
Tout est si incertain, douteux, aléatoire.
Dans certains cas, l’utilité du débat est maigre. Surtout si la personne à qui vous parlez n’entend rien de ce que vous dites, si cette personne refuse d’entendre certaines démonstrations, si cela l’angoisse trop, si le biais de confirmation est activé.
Biais de confirmation : « Les spécialistes des sciences cognitives ont mis l’accent, avec la notion de biais de confirmation sur la propension de l’être humain à sélectionner dans sa perception de la réalité, tous les éléments allant dans le sens de la représentation initiale qu’il en a, négligeant toutes les données allant dans le sens contraire, dont la prise en compte simultanée rendrait le monde illisible. » (Pierre Bayard, Comment parler des faits qui ne se sont pas produits, p98)

(Manisa, Turquie Mahmut Serdar Alakus)
Si je retiens seuls les signes qui me conviennent, rien ne peut me détourner de mes convictions les plus hors piste. Vivre dans un sous-marin jaune invisible et l’entendre chanter à la radio par un groupe qui a su fusionner les scarabées (Beetles) et le rythme (Beat).
Les scarabées tapent du pied la nuit.
Je demande ce qu’est devenue Caroline Dubois, qui a écrit :
Parce que si lui parler comanche en Machin Machin
parler comanche avec sa main d’Harry lui sachant dans
l’oreille alors un homme est un souvenir dans le corps de
l’autre ai-je dit.

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