Marshall McLuhan Fan Club

On peut être myope et, tout de même, visionnaire.
Certes, c’est plus long.
Difficile de vous contredire sur ce point.
Pour Jacques Marchal, rencontré par hasard, au Karaoké Bleu, il faut persévérer.
Un soir, après une séquence émotion, il a longuement parlé du Marshall McLuhan fan club. Donnant toutes les raisons d’y adhérer.
Après l’avoir entendu, vous pouvez me croire, personne n’aurait envie d’ignorer Marshall McLuhan, ce Canadien né en 1911 à Edmonton et mort en 1981 à Toronto, célèbre pour sa théorie sur les médias.
Entre deux chansons, Jacques Marchal a vanté le Marshall McLuhan fan club comme une expérience inoubliable : « Quelle révélation quand on croise Marshall McLuhan ! Quand on a un tel contact… Quelle chance de vivre cette aventure avec lui, on n’est plus le même et on ne le regrette pas. »
Il fallait enregistrer ça.
– Exactement qu’avez-vous ressenti quand vous avez rencontré Marshall McLuhan?
– J’ai eu l’impression d’être sans limite pour regarder la Terre. J’ai eu le sentiment que la planète était une œuvre littéraire. Ce qui m’a touché, c’est l’intuition que le monde était une œuvre littéraire où tous les éléments étaient disposés pour être reliés entre eux, vous comprenez ? Quand nous pensons que le monde est une œuvre, tout ce que nous voyons dans l’univers nous apparaît en miroir, en écho, en correspondance.
– Vous pourriez être plus concret ?
– Vous pouvez tout relier… tout s’assemble et se connecte… la chute du mur de Berlin et la multiplication des algorithmes…. Tout se rapproche… la création de Facebook et la gymnastique devenue un miroir… Tout se combine… la fin du twist et de la guerre froide coïncident avec le début de l’autofiction. Tout se conjugue… Tout s’emboîte… C’est une machine fascinante. Tout s’inscrit dans l’œuvre. Vous pouvez tout lire, tout voir. Vous traversez les objets, les techniques, les arts.
Quand j’ai connu Jacques Marchal il avait deux activités :
D’abord il était coscénariste de la ville à mi-temps.
Chez nous, vous avez dû en entendre parler, c’est un nouveau métier.
Les scénaristes de la ville sont maintenant inscrits dans le fichier des nouvelles compétences et métiers émergents de la chambre du commerce et de l’industrie. Nous y reviendrons.
C’était un des nouveaux services de la ville. Il y avait même un élu aux scénarios du futur.
Ensuite Jacques Marchal enseignait le Marshall McLuhan comme une langue vivante.
– Le Marshall McLuhan comme une langue vivante ?
– Oui. A l’institut de Formation du groupe l’Explorateur Club. Quand les gens s’accrochent à cette langue, elle les mène loin, elle les transporte. C’est la magie de l’engagement. Ensuite on voit tout de façon différente. Il ne suffit pas de juste regarder le monde, il y a des clés.
Nous devions nous en apercevoir par la suite. Il ne suffit pas de juste regarder le monde.
Heureusement, je vous ça raconterai plus tard aussi, il y a eu les réunions des fans anonymes pour me délivrer de cette influence.
Le premier jour, dans l’association des fans anonymes, je leur ai dit : « Je dois vous avouer que j’ai mordu au Marshall McLuhan fan club et que j’espère m’en sortir avec vous. » Ils ont applaudi.
Le fantôme de Marshall McLuhan est pourtant encore là.
Sa voix est si présente :
Vous préférez des idées ou des idées claires ?

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