L’étang aux nounous noyées

Encore sous l’émotion et bien que pris en charge par le point d’écoute psychologique d’une antenne volante de psychologie municipale (énorme succès), Marc Victor a été interrogé dans l’affaire des nounous noyées dans l’étang. En tant qu’employé pour distraire les enfants (déguisé en Dark Vador mais sensible) dans la famille où s’est produit le drame, la police l’a interrogé et a recueilli son témoignage sur ses relations avec les nounous. Marc Victor a déploré les fantasmes sur Dark Vador.
Comment autant de nounous ont-elles pu se noyer dans ce tentant étang où, grâce au drone des enfants sensibles à la nature, venaient d’être filmés des canards d’autant de races différentes ?
L’Etoile du matin a encore consacré un grand article pour rappeler cette féérie des races dans cette famille à la tête d’un grand groupe de presse, de l’Appleyard au canard
Aylesbury, du canard de 
Barbarie au
Blanc de l’Allier,
du Bourbourg au 
Cayuga et au Challans,
du canard Chipeau au canard 
Colvert, du 
Canard Coureur 
au Duclair et à l’Eider à duvet, au Forest, sans oublier le Garrot à oeil d’or, le canard Haut volant,
le Huppé, le
Kaki, le canard 
Labrador, le
Mignon, le Milouin, le Milouinan, le Morillan, la
Nette rousse, le 
Nyroca
 Orpington,
le canard Pilet, le canard de
Rouen,
 la Sarcelle d’été et d’hiver (le plus petit canard d’eau douce), le
Souchet, le
Streicher et le
Tadorne de Belon.
C’est quand même incroyable.
N’essaye-t-on pas de perdre les enquêteurs avec une telle profusion de détails sur les canards dans une histoire aussi dramatique ?
Bien que les autopsies des nounous aient révélé qu’elles avaient toutes ingurgité du canard peu de temps avant la noyade, l’enquête s’oriente vers d’autres pistes et, entre autres, les mauvaises habitudes relationnelles entre les enfants et le personnel de maison.
La famille a déjà reçu des propositions de producteurs pour une adaptation de l’histoire et celle-ci a recruté une fantasque agente artistique (dit-elle), Brigitte Fauré, qui n’a pas été insensible au drame des nounous. Une agente qui avait essayé de rendre hommage à Louise Bourgeois en écrivant un « Il joue du piano, elle pianote », sur le modèle d’un poème de Louise Bourgeois, dont elle ne se lassait de répéter, à certaines heures, des extraits. Il s’agit d’extraits de l’otte de Louise Bourgeois :
Il parle, elle parlotte
Il joue à la bourse, elle boursicotte
Il cuisine, elle popotte
Il siffle, elle sifflotte
Il touche, elle touchotte
Il tousse, elle toussotte
Il bouqine, elle bouqinotte
Il vit, elle vivotte



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