Dark Vador refuse la space-opérette

C’est le temps des manifestations de refus un peu partout dans Notre Ville et cela n’est pas entièrement dû aux cours collectifs d’indignation municipale, comme le prétendent souvent les professeurs d’indignation qui aiment à se vanter de leurs cours et de leurs leçons.
Parmi les refus notés cette semaine, il y a celui Marc Victor qui joue le Dark Vador pour des anniversaires d’enfants : il rejette la proposition de space-opérette que lui propose l’agence du divertissement familial.
C’est aussi pour Marc Victor (mais ne serait-ce pas lié ?) le temps des cauchemars.
Il en subit deux particulièrement récurrents dont il se plaint. Dans le premier de ces cauchemars il se transforme en homme sandwich et arpente le quartier d’affaires en arborant le slogan du camion de barbes à papa : Un peu de douceur dans notre monde.
La clientèle de barbes à papa est composée de traders (l’académie municipale conseille d’appeler un trader : un opérateur spécialisé dans l’achat et la vente de valeurs mobilières, devises ou produits dérivés) assez jeunes (mais y en-a-t-il de vieux ?) et de mères bien plus souriantes qui accompagnent leurs enfants et leur disent souvent au moment de payer la barbe à papa en désignant l’homme-sandwich : « Si tu ne travailles pas à l’école, tu verras, tu finiras comme ce monsieur. C’est ça que tu veux ? »
Dans le second rêve (mais peut-on encore parler de rêve ?) il est homme sandwich pour le compte de la Relouqueuse (coach spécialisée dans l’apparence des chercheurs d’emplois) et il travaille pour l’agence Un job tout de suite (dont la direction a été condamnée deux fois pour cruauté sur subordonné). Il affiche sur les faces de son sandwich : « Métamorphose rapide et soignée à des prix intéressants. Personne n’est obligé d’être une loque et de finir homme sandwich. »
Il a pensé à la dernière phrase du livre de souvenirs de l’acteur Marcel Dialo (« Mes folles années ») : « Marcel Dialo, redemandé partout, libre de suite. »
Il a traversé une phase mélancolique à turbulences caractérisées quand il s’est souvenu de sa période Mickey à Disneyland, juste après sa vacation de Schtroumpf à mi-temps. Il avait travaillé à Disneyland et il était tombé amoureux d’une Minnie adorable et mignonne, atteinte d’un léger zozotement ou cheveu sur la langue (elle avait d’ailleurs profité du programme de rééducation Mon enfant zozote (zozoter vient de zézayer)).
Récemment il s’est éloigné très vite quand il a cru la revoir sur le port, avec sa tête en carton de Minnie, si loin de Disneyland avec un autre Mickey, son petit sac, sa merveilleuse robe touchante.
minnie le retour

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