Bons vivants vs morts vivants (le film)

C’est dans une brasserie de la chaîne La Bonne Humeur Française qu’a été tourné le film Bons vivants vs morts vivants dans une ambiance hystérico-apocalyptique avec cinquante nuances de gore.
Un des passages fameux est le moment où, bouches ouvertes, le chœur des garçons de café et serveuses affronte en chansons d’un burlesque obsessionnel le chœur des zombies plus épileptiques que jamais. L’extrait a été partagé plus de trois millions de fois et tous les experts en film de brasserie s’accordent pour trouver aussi, dans le même élan, inoubliable et historique cette samba sèche et décharnée au refrain marquant : « N’est pas zombie qui veut, pas de zombie sans raison ».
Mémorable aussi la déclaration filmée, enregistrée, partagée, de Miss Choucroute (coiffure glorieuse) à son psychanalyste mangeant une portion de Sachertorte (gâteau au chocolat noir avec une fine couche d’abricot au milieu) dans un décor extravagant signé Alexandre Petitout artiste sans limite.
D’après Miss Choucroute, la psychanalyse est un pur produit du libéralisme (confiance énorme dans le langage, surinvestissement dans l’inconscient, assurance du profit des affects, bénéfice de la transaction, entreprise familiale, concurrence névrotique, analyse des pulsions du marché, théories de l’adaptation, des richesses et possessions, des possédés et des possédants, déficit mental, investissement et transfert, triomphe de l’évaluation, faillite de l’ego psychology (combat de Lacan), transfert maximum, placement abstrait, circulation des signes, investissement sans limite, etc).
Il y a aussi ce beau moment de la transe française (modification de l’état de conscience grâce à une danse rotative obsessionnelle et rigoureuse, hyperventilation de type Massif Central et vision convulsive tricolore).

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