Niveau retex tu en es où ?

Après la sortie dans une discothèque du Pico Pico, sur le plus beau des dance floor de la Mystic River (boîte héroïque dont la lumière est un démon érotique dans un décor de ruines), où se déroulaient des challenges amoureux organisés par le site ASUZOS (Amour et Survie en Zone Sinistrée), les participants ont clos l’expérience par une réunion de synthèse.
Au Pico Pico, certaines brasseries se sont spécialisées dans l’accueil de réunions de synthèse, installées sur des banquettes de cuir au fond de box douillets bien chauffés pour votre confort.
En première ligne, en tête des réunions de synthèse, on trouve la retex.
Qu’est-ce que la retex est venue faire dans notre vie partout ?
C’est la question que posent les débutants en sandalettes et peignoirs blancs de danseurs fatigués, les nouveaux venus, les naïfs. Il y a toujours un ancien ou une ancienne pour expliquer volontiers la retex aux bouches bées.

L’explication officielle : La notion de retour d’expérience (parfois Rex ou RetEx) est l’indicateur, le témoin d’enrichissement (croissance et développement) des connaissances pour un individu ou un groupe, ici considéré comme organisation apprenante, dans une zone sinistrée.
Oh ! Vous parlez ainsi ? Comment-comment… Vous parlez d’un individu comme d’une organisation apprenante dans une zone sinistrée ?
Peut-être que les éducateurs sont des bactéries qui survivent partout ?
Deux amoureux peuvent se déclarer organisation apprenante, dans le domaine de la qualité amoureuse par exemple, la prévention des risques de dérapages affectifs (posez vos questions si vous en avez), et décider d’approfondir le processus de formation, mieux se connaître, renforcer leur relation tendre (mieux s’enticher, se désirer techniquement mais pas seulement) en s’appuyant sur le bon sens (et pas seulement sur une check-list qui définit le ou la partenaire idéale), en vue de se qualifier comme experts de leur propre relation (la charpente affective dynamisée, l’aiguillon sensoriel stimulée, la glande glamour tonifiée, les stimuli sexocérébraux activés). Ils pourront ainsi capitaliser leur apprentissage, doper leur envie, renforcer leur attirance malgré le quotidien, la répétition, le pfffttt, soutenir leurs regards amoureux même vitreux, maquiller leur visage terreux, fouetter leur désir ramolli, requalifier leurs pratiques, à partir d’épreuves et d’exercices, en vue de réduire leur vulnérabilité, raffermir leur sex-appeal, booster leur résilience, consolider leur vigilance organisationnelle, tout cela bien nécessaire dans les relations de couple qui veulent se développer dans la durée, disons le moyen terme.
Là, il y a toujours quelqu’un pour dire : Les investissements affectifs, le capital investi, tout ça nous pensions ne pas en avoir besoin…
Pour les organisateurs c’est une erreur. Ne négligez rien.
(Et souvent s’affiche la fille à l’usine dans le tableau de Sylvia Pankhurst, Glasgow 1907)

Mais, toi, sur le segment forme et santé, comme dirait Jean-Charles Massera, tu en dis quoi ?
Je cimente à mort la relation psycho-corporelle…
Ou bien je fortifie ma dynamique des caresses…
Tu assures matin et soir…
C’est conseillé.
Ne pas laisser sa structure psycho-émotionnelle se dissoudre comme un cheveu dans le vent froid du style Groenland.
Ne pas la voir partir emportée par le souffle polaire venu de l’Alaska jusque chez nous, prenant une forme en ivoire, assez proche de l’allégorie de la damnation par Johann Christoph Ludwig Lücke (1736 ).
Ah !

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En lien avec l’histoire sauvage, une pièce radiophonique à écouter en podcast, diffusée le samedi 1er septembre 2018 de 21h à 22h
(mettre en lien :
https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-samedi-noir/la-reserve-noire-de-jean-pierre-ostende

« La réserve noire » de Jean-Pierre Ostende
Une réalisation de Jean-Matthieu Zahnd. Conseillère littéraire : Caroline Ouazana. Assistant à la réalisation : Félix Levacher
Avec :
Mohamed Rouabhi (Régis Legrand) Pierre-Jean Pagès (François, le père)
Agnès Sourdillon (Sylvie, la mère) Baptiste Dezerces (Sébastien, le fils)
Lyn Thibault (Tatiana, la fille) François Siener (André, le grand-père)
Bernadette Le Saché (Rosemarie, la grand-mère) Miglen Mirtchev (Thomas, le résident) Lara Bruhl (Suzie, la résidente)
Bruitages : Benoît Faivre et Patrick Martinache
Equipe technique : Eric Boisset, Mathieu Le Roux

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