Les moches

Malgré les avis de la commission de surveillance des discriminations, et en toute impunité, ce n’est pas la première campagne en faveur des moches dans Notre-Ville. Régulièrement sont faites en toute légalité apparente des avances aux moches ; et cela, aussi bizarre que cela puisse paraître, dans tous les secteurs de la vie professionnelle jusque dans les agences de mannequins. Selon l’observatoire des inquiétudes et des angoisses, c’est alarmant mais pas si dangereux et nocif que l’on pourrait le croire d’après l’inspection des opérations publicitaires. Oui, l’appréhension est de circonstances.
Souvent, via son site officiel, l’association des moches se plaint de ce genre de campagne, mais les plaintes se terminent dans une salle obscure du Pico Pico par exemple, comme si les membres de l’association avaient toujours besoin d’anxiété et de honte en même temps.
Ils se souviennent encore de la chanson de Serge Gainsbourg : Des laids, des laids.

Bien que l’association officielle de moches ait la meilleure volonté pour jouer le jeu et faire comme si de rien n’était ce n’est pas sans une certaine amertume que les membres bras-dessus bras-dessous chantent :
La beauté cachée des laids des laids, se voit sans délai, délai.
Dans certaines campagnes publicitaires de Notre-Ville on insiste sur la délicatesse, la bienveillance des moches. Vous trouvez par exemple le slogan : les moches sont toujours plus gentils.
Mais de qui parle-t-on ? Et pourquoi ? Et que veut-on nous dire ?
Il y aurait matière à débat au Pico Pico.
Qu’en pensent vraiment les moches tout au fond d’eux ? On ne sait pas. La plupart refusent de s’exprimer en public.
A part l’association officielle des moches (que l’on ne peut qualifier d’objective) personne n’a réagi.
On assure aussi que les moches sont moins chers. Et de quel droit auraient-ils cette prétention ?

Nous trouvons dans Notre-Ville plusieurs agences spécialisées en mannequins moches.
L’association (quelque peu underground) des moches vigilants prévient les moches du danger qu’il y a dans ce genre d’agence et de proposition.
Beaucoup de moches n’aiment pas l’association officielle des moches et la trouvent déplaisante, voire regrettable, fâcheuse.
Ça crée des tensions.
Récemment, on nous a promis le texte de Georges Bataille sur Fernandel. On attend toujours.

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En lien avec l’histoire sauvage, une pièce radiophonique : Souffrir à ST Tropez.

L’émission en deux parties
première partie :

deuxième partie :

Réalisation Jean-Matthieu Zahnd
Conseillère littéraire Caroline Ouazana

A 70 ans Jeanne Bregman a sauvé un pré-adolescent de la noyade. En guise de récompense, les parents de l’enfant (M. et Mme Merchant-Cazale) offrent à Jeanne Bregman quelques semaines à Saint-Tropez dans leur villa.
A la Pampanita, commence alors un séjour tout à fait particulier où une jeune Américaine qui occupe la villa voisine, proposera à Jeanne Bregman de jouer dans un film très spécial…
Ce sera pour elle l’occasion de découvrir une vie qu’elle n’avait jusque-là jamais imaginée, tout un monde. Cinéma, drogue et zombies.

Avec
Nita Klein ( Jeanne Bregman)
India Hair ( Sidney Mercury)
Antoine Sastre ( Vincent Gallatino)
Yvon Martin ( un Syndicaliste acteur de télé-réalité)
Lara Bruhl ( Jennifer Cook)
Rémi Goutalier ( Patrick Merchant-Cazale)
Léo Reynaud ( un Zombie syndicaliste)
Bastien Bouillon ( Lolito)
et
Sophie Bezard , Elodie Vincent, Loic Hourcastagnou, Emilie Chertier, Hermann Marchand, Louis-Marie Audubert, Lionel Mur, Matyas Simon, Mathilde Caupenne, Aurélien Osinski, Stéphane Szestak , Cécile Arnaud, Laurent Gauthier

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